22 de novembre de 2017

Jamie Lee Curtis






21 de novembre de 2017

Mala Vida, de Marc Fernandez : le scandale caché de l'Espagne

[ActuaLitté, 20 novembre 2017]

Je sais, je l’attends, je le redoute, je vous entends déjà vous exclamer mais « quelle fainéante cette licorne, quel manque d’assiduité, de régularité, de volonté ». Indépendamment du fait que j’espère vous avoir un peu manqué – ça flatterait mon rainbow-égo - j’avoue, j’ai fait preuve de nonchalance. Serait-ce dû à ces températures qui ont inopinément refroidi mon nuage de lecture ? Ou à l’absence de coup de cœur littéraire, vous savez que je n’écris pas sur ce que je n’apprécie pas ?


Non pas que j’ai cessé de lire, oh jamais, mais voilà, je suis une créature fantastique, et je suis nullement obligée de vous donner une explication rationnelle à cette paresse inhabituelle. Je fais ce que je veux avec ma crinière. J’ai quand même flâné dans les divers festivals et salons : Francfort, puis Gradignan, puis Lausanne, puis Brive, puis Montréal, puis Toulon, puis, puis, puis…mes ailes sont exténuées.
 
Entre la presse de Gutenberg, un apéritif imprévu avec Harlan Coben, le train du cholestérol, les frissons en terres helvétiques, la poutine du Québec, et le soleil du Var, j’ai mangé, bu, conversé, rencontré de belles personnes et des auteurs de talent, et j’ai oublié d’écrire. Privilège de l’apprentie critique non-rémunérée (ActuaLitté pourrait éventuellement penser à quelques petits cadeaux de Noël sucrés, dorés, pailletés ; évidemment ceci n’est qu’une suggestion), je ne subis aucune pression, je suis maitre (maitresse, pour les pro-inclusif-ive) de mes mots, et cette liberté me convient plutôt bien.

Mais voilà, il semble que l’on me réclame et la rédaction de ce prestigieux magazine m’a remis une petite pile de livres en soulignant : il faudrait que la licorne se remette au travail assez rapidement, certaines maisons exprimant indirectement leur envie irrépressible de voir leurs auteurs chroniqués par votre fidèle copine ! Début de la gloire…

Vous commencez à me connaître, j’en ai fait qu’à ma corne.

Lors d’une de mes escapades, j’aperçois une couverture, enfin non deux couvertures colorées : du jaune et du rouge. Hasard ou coïncidence, mais le rouge est totalement raccord avec mon vernis à sabot. Je prends, je feuillette. L’auteur est assis en face de moi et attend patiemment que je lui demande ma dédicace. Faisant fi de ma timidité légendaire, je lui pose quelques questions, pourquoi l’Espagne, pourquoi le titre « Mala Vida », pourquoi revenir sur les sombres années du franquisme.
 
Marc Fernandez me répond : il est espagnol, sa famille a connu la dictature et il a fait une promesse au chanteur de Mano Negra. Rare que je vous présente l’artiste avant le livre, mais il est sympa l’auteur, accessible d’abord, passionnant ensuite, grâce à ses multiples vies : journaliste – il a entre autre passé quelques années à enquêter sur les narcos latino-américains - a fondé la revue Alibi – et maintenant écrivain et éditeur. J’en profite pour vous encourager à découvrir la collection Sang Neuf (Editions Plon), dont il est le directeur et qui recèle quelques petites pépites sur lesquelles je me pencherai incessamment sous peu.

Alors oui, quand l’auteur n’est pas l’archétype du type prétentieux « St-Germain-des-prés » cela donne envie de le lire. De plus, j’ai aimé, alors je vous en parle.

Mala Vida revient sur un épisode plus que sordide de l'histoire de la péninsule ibérique : le scandale des bébés volés. Pendant près de 50 ans ( ce n’est qu’en 1987 qu’une loi encadrant les adoptions a été promulguée ), 300 000 enfants sur l’ensemble du territoire espagnol ont été enlevés à leurs parents, ceci avec la connivence de médecins, d’infirmières, du clergé et de l’ensemble de l’appareil étatique. Parce que leur père et leur mère étaient soupçonnés de faire partie de l’opposition ou suspectés d’avoir des mœurs déviantes, ces bébés furent dérobés à leur naissance afin d’être confiés à des familles en mesure de les éduquer conformément aux valeurs traditionnelles nationalistes et catholiques.

Ce qui fut une simple mesure de redressement sous Franco s’est transformé en véritable trafic d’êtres humains qui a perduré bien au-delà la mort du Caudillo. Le premier procès en lien avec les crimes commis est supposé s’ouvrir prochainement, mais aucune date n’a été encore fixée :  à la barre, un gynécologue complice de ce monstrueux système qui profite encore des prescriptions, lois d’amnistie et autres subtilités juridiques.

Marc Fernandez s’empare de cette période trop longtemps passée sous silence pour nous livrer un roman policier dont le protagoniste, Diego, journaliste radio, nous rappelle étrangement quelqu’un ( toute ressemblance avec un personnage existant n’est que pure…).

Diego, c’est un peu le dernier survivant. Les premières pages de Mala Vida dépeignent en effet une Espagne contemporaine qui, meurtrie par la crise économique et ses conséquences, fait le choix « de donner le bâton pour se faire battre à nouveau ». Les élections consacrent « la victoire sans concession des amis de Franco ». Et Diego fait figure de caution morale au gouvernement qui se targue d’avoir maintenu UN journaliste dissident à son poste.

Il continuera, coûte que coûte, Ondes confidentielles, son émission hebdomadaire, sans être impressionné par les menaces proférées par le nouveau pouvoir. Il est malheureux Diego : depuis l’assassinat de sa femme par des trafiquants de drogue sur lesquels il enquêtait, il n’a plus rien à perdre.

Ce qui me fait revenir à une question essentielle que j’ai précédemment posée (cf. ma chronique sur Sharko : pourquoi donc les héros de polars sont quasiment tous des êtres torturés prêts à se laisser tomber dans le vide ? (♯tropdevodkatropdecigarettes=superpersonnagedepolar). Vous pouvez envoyer vos idées à la rédaction.

Alors que la porte est ouverte à toutes les dérives autoritaires, à la censure et à l’emploi de la force pour réprimer toute opposition trop bruyante, Isabel Ferrer, brillante et belle (évidemment) avocate, récemment débarquée de Paris à Madrid, fait une révélation susceptible de bouleverser l’ordre en place. En fondant, l’ANEV (Association nationale des enfants volés), Isabel, pour des raisons qui seront dévoilées au fil du roman, s’apprête à dénoncer publiquement le scandale des bébés volés, mue par l’espoir que les responsables seront jugés et punis.
 
Elle décide de faire confiance à Diego, notamment en lui donnant accès à un témoin capital, victime directe de la macabre machinerie. Sans l’ombre d’une hésitation, certes quelque peu sous l’emprise du charme de l’avocate, Diego se lance dans cette dangereuse aventure.
 
Aidé par son amie détective Ana, ancienne prostituée transsexuelle ayant fui l’Argentine du « Processus de la réorganisation nationale » et par le juge David Ponce – courageux magistrat qui fait penser à de nombreux égards au fameux Baltasar Garzòn – le journaliste prend le risque de déterrer les cadavres du passé et ainsi égratigner le nouveau régime.

Ajoutez à cela une série de meurtres sans lien apparent, dont le coupable est connu dès le début, vous obtenez un excellent roman qui m’a tenue en éveil de longues heures durant.

En plus de nous offrir une belle et précise leçon d’Histoire, Marc Fernandez part à la recherche de sa propre histoire. Car dans ce premier opus - oui réjouissez-vous Diego va revenir (sujet d’une autre chronique, car j’ai déjà terminé Guérilla Social Club)-, l’auteur nous raconte d’abord l’Espagne et ses errements, mais il nous parle aussi, de manière sincère, de lui, des siens, de ses racines, de son sang.

Il vient également nous rappeler que la démocratie est fragile et qu’il nous faut rester sur nos gardes. Plus qu’un simple polar, « Mala Vida » est une ode à la liberté, liberté de croyance, de parole, de choix, de vie.

 
Je conclus en général mes chroniques en vous exhortant à lire. Aujourd’hui, ma demande sera sensiblement différente. Alors que le monde semble découvrir avec effroi que les femmes luttent sans relâche jour après jour pour maintenir les acquis obtenus, nous devons toutes et tous continuer à nous battre. Nous battre pour nos droits, notre dignité et le respect de notre singularité. Alors, dénoncez ce qui vous semble injuste, mettez un bulletin dans l’urne quand on vous le demande, et apprenez à vos enfants le vrai sens du mot liberté. Je vous envoie une tonne de poudre magique, et je reviens vite, promis. Je m’en vais acquérir des protège-pattes en fausse fourrure de dahu, ça gèle en altitude .
 

Marc Fernandez - Mala Vida - Editions Préludes - 9782253191162 - 13,60€ / Le livre de Poche - 9782253085850 - 7,10€
Guérilla Social Club - Editions Préludes - 9782253107859 - 15,60€



Con las manos vacías, de Valerio Varesi


Valerio Varesi. Con las manos vacías. Traducción de Elena de Grau. Barcelona: Mosaico, 2010

El calor húmedo y pegajoso de agosto en Parma refleja, curiosamente, el estado del comisario Soneri, enfrentado con un caso que arde, que lo involucra cada vez más y cuya solución no es fácil en absoluto y no le da respiro. Francesco Galluzzo, un comerciante del centro, ha sido apaleado hasta la muerte en su casa por unos agresores desconocidos. El móvil del robo es débil, mientras que -tras las primeras investigaciones- parece más consistente el de una «lección» que ha acabado mal. Posteriores investigaciones dirigen al comisario hacia un conocido usurero, Gerlanda, al que la víctima debía dinero y, sucesivamente, a una pista que huele a cocaína.


Sin embargo, con el avance de las investigaciones, el policía percibe que el final de Galluzzo sólo es una nimiedad, un detalle casi insignificante en un diseño más amplio en el que la verdadera víctima es la ciudad, que, inexorablemente, alguien se está comiendo a mordiscos voraces. Una criminalidad de nueva cuña, travestida de sociedades financieras e inmobiliarias intachables, ha reemplazado a la vieja guardia, constituida por tipos como Gerlanda que ya sólo sirven para la jubilación.





20 de novembre de 2017

La Tête en Noir,188, septembre-octobre 2017


La Tête en Noir, 188, septembre - octobre 2017

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A celebration of crime fiction at Istanbul's Black Week literary festival

[The National, 19 november 2017]


Saeed Saeed



Murder was in the air at Istanbul’s Pera Palace over the weekend.
The literary hotel in Istanbul - run by the Dubai based Jumeirah Group - which hosted the likes of authors Agatha Christie, Ernest Hemingway and Ian Fleming in its 125 years, opened its doors to a new generation of writers with crime on their mind.
Running for its third edition, the two-day Black Week Festival – which concluded yesterday – brought together an international cast of mystery writers to discuss the craft and appeal of their trade.
Despite the festival’s young age, Black Week – the name is based on the term “black novels”, which is used to describe Turkish crime fiction has already managed to bring some esteemed authors to the city such as the UK’s Alexander McCall Smith and Norwegian noir specialist Joe Nesbo.
This year arguably had the most-high profile of all with British best-selling author and present James Bond novelist Anthony Horowitz and Canada’s Shari Lapena. whose 2016 novel The Couple Next Door has been a runaway success.
With both writers seasoned performers at international literary festivals, they could not hide their astonishment at their 19th century regal surroundings.
“It is like staying in a museum,” says Lapena. A self-confessed “huge fan” of Agatha Christie – who allegedly wrote parts of 1934’s Murder On The Orient Express in room 411, Lapena says she has been soaking up all the literary vibes of the establishment.
“The fact that I am staying only a couple rooms where Agatha stayed was just surreal to me,” she says.
“I wanted to go there and pay a visit, but the hotel said there was someone staying in there. I will hopefully see it before I leave.”
Indeed, despite all of its heritage, the Pera Palace is fully functioning business after all; book lovers can stay in rooms occupied by Hemingway (facing the ocean off course) and French writer Pierre Loti (with views of the coast and downtown). However, it is Christie’s room - with its surprisingly minimal burgundy and wooden furnishings – that remains the hotel’s calling card.
Horovitz says visiting the room was almost akin to a spiritual experience.
“I sat on the desk where she wrote parts of Murder On The Orient Express,” he says.
“It is exciting, you feel the flow of inspiration, history and great writing. I mean, when I wrote books on Sherlock Holmes and James Bond, I bought books that had signatures of Sir Arthur Conan Doyle and Ian Fleming because I wanted to have that link to the past. Because great writing is like a force and energy that you wanted to be in contact with and hopefully draw some of it to your own work.”
There was none of those historical flourishes in the modern surroundings of the hotel’s ballroom, where the festival sessions focused on the overall appeal of crime fiction.
One of which is how the genre’s plotlines often play with memory.
“I think that is basically the fundamental block of all fictions,” says Jeffrey Moore. The Canadian author, whose award winning 2004 novel The Memory Artists revolves around a central character’s battle with Alzheimer’s, states that all good writing attempts to describe first time moments.
“That’s really the challenge with all fiction,” he says.
“Literature tries to remind us of things we tend to forget. Stories are about trying to take all these strands of memory and harmonising them through the writing. We try to describe like a child seeing a rainbow through the mist for the first time or a distant ship passing through night."
Turkish author Alper Canıgüz, who is behind a series of crime novels based on a semi-mute genius child investigator, puts his success down to crime literature providing certainty and emotional succour in these challenging times.
“This is why we also love antiheroes because they are powered by a sense of vengeance and that is a natural feeling off course” he said in his session.
“It is also about the need to see good triumph evil, which you don’t much see in reality today. Crime novels provides that satisfaction that we often miss out on.”
Lapena does not necessarily agree with that stark assessment. She says crime novels provide more than appeal to our darker impulses.
“It’s not so much about revenge but about how characters can somehow feel powerless. It is about them feeling downtrodden and through their journey they get their power back. I don’t look at that as necessarily revenge, which I think is quite negative. I know for my work, for instance, it is about empowerment,” she says.
“Also, crime fiction has expanded now. It is not so much black-and-white. There is a big greyer area so it’s not so much about black-and-white anymore. There is more ambiguity now in these stories and that reflects real life. I like to think of crime fiction as reality going of the rails.”





Crimen on the Rocks, d'Alfonso Vázquez


Alfonso Vázquez. Crimen on the Rocks. Madrid: Rey Lear, 2014. ISBN: 978-84-942391-1-3

San Roque on-the-Rocks es una colonia española en territorio británico, situada en el Canal de Bristol. Nada más acabar la II Guerra Mundial, el rechazo de la ONU a la España de Franco lleva al dictador a realizar un viaje relámpago a San Roque, para darse un garbeo internacional. La visita coincide con una serie de misteriosos asesinatos que rompen la paz de la colonia y ponen a prueba la capacidad del comisario Antonio Mompou, un policía represaliado por la dictadura de Primo de Rivera que cuenta como único apoyo solidario en la colonia con la amistad del periodista Julio Camba, inquilino de un hotel de la localidad desde el comienzo de la Guerra Civil española. Mientras avanza la investigación se da a conocer la historia de San Roque on-the-Rocks, un Gibraltar español conquistado a los ingleses por la Armada Invencible, donde las brumas británicas se confunden con la afición a las partidas de dominó, el flamenco y las corridas de toros. Cargada de humor y de intriga hasta el último momento, Crimen on the rocks ha obtenido el XVII Premio Francisco García Pavón de Narrativa Policiaca fallado en 2014.





19 de novembre de 2017

la novel·la negra i policíaca en llengua catalana, per Àlex Martín Escribà

[Vespres literaris, 14 de novembre de 2017]


“La recepció i divulgació de la novel·la negra i policíaca en llengua catalana ha anat quallant de mica en mica. Catalogada com a subliteratura i desvinculada del gènere novel·lístic en majúscula, bona part de la tradició fins ben entrada la dècada dels setanta va ser la consideració d’un gènere popular i en forma de traduccions.  Actualment,  però,  gaudeix d’una excel·lent producció i,  àdhuc,  podem parlar d’una certa tradició i consolidació.

Si ens atenem a l’ordre cronològic,  podem considerar el naixement del gènere negre i policíac a casa nostra a partir de l’aparició l’any 1908 de Les aventures de Sherlock Holmes,  amb més d’una trentena de títols i magnífiques cobertes de Joan G. Junceda, autor que recordarem també per la creació dels gràfics, l’any 1911,  de la famosa figura de Bolavà, un detectiu eixerit.  D’altra banda, s ’hi fan traduccions: Carles Riba tradueix Edgar Allan Poe (Els crims del carrer Morgue, Editorial Catalana, 1918, i també alguns dels seus contes terrorífics), mentre que la revista Llegiu-me publicarà alguns relats curts d’Ellery Queen.

Alguns anys més tard tenim ja la publicació de relats i novel·les,  això sí,  de caire paròdic i imitatiu: L’assassí i el seu compliç (1924), de Jacint M. Mustieles;  La meva mort (1924), de M. Poal-Aregal;  El misteri del bosc d’Aubac (1926),  de Jaume Roig Solana, o  Com vaig assassinar a Georgina (1930), de Domènec Guansé,  en serien bons paradigmes. Destaquem les aportacions esporàdiques d’autors de culte: en primer lloc, Cèsar August Jordana, que va escriure l’any 1927 l’obra  El collar de la Núria,  una novel·la policíaca a l’ús que gira entorn de la desaparició d’aquesta joia, i tanca la paròdica Crim (1936), de Mercè Rodoreda, rebutjada posteriorment per l’autora.  Des del punt de vista històric cal convenir que en el moment en què una obra parodia un gènere és perquè aquest està consolidat.  De fet,  la paròdia és un indicatiu de la presència i popularitat de la narrativa detectivesca.  Amb la seva obra,  per tant,  quedava clar que el camí seguit pel relat policíac a Catalunya no tenia gaire diferència amb el d’altres cultures pel que fa a la recepció i conreu d’aquesta mena de literatura.  Ara bé,  com hem dit abans,  els problemes vindran donats per la manca de continuïtat d’aquest corrent cap a la normalitat cultural.

Dins d’aquesta penombra inicial, tres llums van destacar en la negra postguerra franquista. La primera es deu a Rafael Tasis i Marca (1906-1966),  amb la publicació d’una trilogia –La Bíblia valenciana (1955), És hora de plegar (1956) i Un crim al Paralelo (1960)–, protagonitzada per dos personatges serials: el comissari Jaume Vilagut i el periodista Francesc Caldés. Tot i la vessant enigmàtica que planteja l’autor al llarg de la trilogia, l’interès de la novel·lística de Tasis resideix almenys en dos aspectes: el primer, el valor sociològic, històric, i com no, estilístic, que ofereix a les seves novel·les tot un testimoni del que havia estat la Barcelona del seu temps.  El segon, la consolidació de la novel·la policíaca en català cap a un tipus de narrativa en la qual es comencen a tenir en compte –més enllà dels elements d’intriga- aspectes d’ordre social o,  si es vol,  plantejaments ideològics que transcendeixen molt més enllà de la literatura de pur entreteniment. De manera més esporàdica cal citar la figura de Maria Aurèlia Capmany,  que aporta dues novel·les ben interessants: Traduït de l’americà (1959), i, ja ben entrada la dècada dels setanta, El jaqué de la democràcia (1972). De la mà del prolífic Manuel de Pedrolo ens arribaria la llum definitiva. L’amistat i el mestratge que Tasis va exercir sobre ell i el contacte amb Ferran Canyameres a l’editorial Albor van despertar l’entusiasme de l’escriptor lleidatà per conrear aquest tipus d’escriptura.  La introducció del model nord-americà dels Estats Units,  més preocupat per reflectir una realitat i una denúncia social que no pas per resoldre un simple trencaclosques,  va interessar de bon grat un autor com Pedrolo,  sempre preocupat per les experiències humanes i per reflectir l’home del seu temps. D’aquí s’explica l’aparició de títols comEs vessa una sang fàcil (1954),  L’inspector fa tard (1960),  Joc brut (1965) o Mossegar-se la cua (1968),  en què les situacions complexes, la moralitat i l’opressió dels personatges són algunes de les constants més destacades.

A més de la seva producció original, un dels grans detonants per al gènere en català va ser la creació de col·leccions durant la dècada dels seixanta. En primer lloc, i per ordre d’importància, “La Cua de Palla”,d’Edicions 62, dirigida i seleccionada per Pedrolo,  va fer que la novel·la negra,  policíaca i d’espionatge comencés a tenir una presència activa al nostre país: Hammett, Chandler, Mc Coy, Cain, MacDonald, entre els americans, i Simenon, Le Breton, Very i Dürrenmat, entre els europeus.  Sota aquest aixopluc n’apareixen d’altres: Aymà Editors publica la col·lecció “Enjòlit” l’any 1964-65 i decideix publicar fins a nou aventures d’Ian Fleming (James Bond) i autors d’espionatge: Eric Ambler, Julian Semiònov, Len Deighton, entre d’altres. A la vegada, l’editorial Molino publicà en una col·lecció fugaç anomenada “L’Interrogant”, amb quatre novel·les d’Agatha Christie en català: L’assassinat de Roger Ackroyd,  Assassinat a l’Orient Express,  Sang a la piscina i Un gat al colomar.  Malgrat l’intent de captar lectors i d’introduir un gènere popular i atraient,  totes van haver de plegar després d’una dedicació amb totes les implicacions.

Caldria,  doncs, esperar fins a la dècada dels setanta i vuitanta perquè hi comencés a haver una certa tradició. A partir d’aquell moment la repressió es comença a fer més lleugera i sorgeix la primera generació d’escriptors de novel·la negra en català.  En aquest sentit,  l’aparició d’una figura senyera com va ser la de Jaume Fuster i la seva publicació De mica en mica s’omple la pica (1972) va engegar un maquinària que ja no tindria aturador. El seu coneixement del gènere –n’era tot un especialista–, els seus jocs intertextuals i homenatges (Tarda, Sessió contínua, 3,45) van ser les peces d’engranatge que van unir totes les generacions anteriors i posteriors del gènere negre en català. Treballador incansable,  jugador compulsiu i defensor de la literatura de gènere, va obrir a poc a poc un camí fins a un moment inèdit en la literatura catalana. Fuster tingué alguns franctiradors interessants que l’acompanyaren: Ramon Planes amb Crim del carrer Tuset (1973); Núria Mínguez amb Una casa a les tres Torres (1974); Lluís Utrilla amb Una llosa de marbre negre (1974), i Llorenç Sant Marc amb El pacte de Lausana (1979), La mort del Benefactor (1981) i Els comptes clars (1984) s’apropen al gènere.

El mèrit de tot aquest treball previ es va començar a recollir durant la dècada dels vuitanta. “Seleccions de La Cua de Palla” tornava al mercat sense fer fallida sota el comandament de Xavier Coma i amb criteris ben diferents: publicar només autors nord-americans.  Un any després,  Fuster torna a seduir els lectors amb les aventures d’Enric Vidal amb La corona valenciana (1982), i, sobretot, amb el col·lectiu Ofèlia Dracs i l’aventura que va suposar Negra i consentida (1983),  que va engrescar-ne molts a continuar pels camins de la novel·la negra i policíaca. A noms com els de Maria-Antònia Oliver,  Antoni Serra,  Margarida Aritzeta,  s’hi van afegir els de Josep Maria Palau i Camps,  Guillem Frontera,  Joan Bohigues, Albert Draper,  Llorenç Capellà,  Isabel Clara-Simó,  Damià Borràs,  Josep Lluís Seguí,  Ferran Torrent,  Magí Roselló,  Jordi Viader,  Miquel Porter,  Xavier Moret,  Xavier Borràs,  Assumpció Maresma... Alguns participarien en la citada col·lecció,  que combinava la publicació d’autors catalans amb estrangers.  Precisament aquesta delataria Andreu Martín i el faria un dels autors més interessants,  prolífics i longeus que hi ha hagut i que encara tenim en la història del gènere a casa nostra.


Sota l’auspici d’aquesta bonança de circumstàncies, els anys vuitanta i noranta van suposar, doncs,  el primer moment cabdal pel que fa a la presència de llibres de gènere negre en català. Mentre la primera dècada va anar incorporant noms, també van assumir un paper decisiu les col·leccions de narrativa i misteri,  que es van multiplicar en aquell moment,  com ara “La maleïda”, de l’editorial Pirene“Barcelona, màxima discreció”, de Timun Mas, o “El laberint de paper”, de l’editorial Empúries, entre d’altres.  Durant la segona dècada,  la dels noranta,  es produeix una davallada,  motivada en part per la producció:  les nombroses ressenyes i l’oferta de llibres van superar amb escreix allò que el mercat i el lector podien absorbir.  La crisi tàcita es va anar fent explícita a mesura que avançàvem en els darrers anys de segle. Tancament de col·leccions o manca de ressò mediàtic dels autors eren alguns dels motius per consignar una davallada considerable respecte a l’eufòria anterior.

I és així com arribem al nou mil·leni i a l’espectacular ressò del gènere negre i policíac en l’actualitat.  Aquests darrers anys són els més reeixits i prolífics que es coneixen pel que fa a la novel·la negra i policíaca en català.  Bona prova del que dic resta en evidència no només amb una extensa nòmina d’autors que cobreixen amb escreix gairebé tota la geografia dels Països Catalans:  barcelonins, encapçalats per Andreu Martín i seguits per Teresa Solana, Jordi de Manuel, Xavier Bosch, Lluís Llort, Sebastià Jovani, Pau Vidal, Marc Pastor, Jaume Benavente, Rafael Vallbona; lleidatans: Pep Coll, Ramon Usall, Joan Francesc Dalmau; gironins: Agustí Vehí, Josep Torrent, i tarragonins: Jordi Cervera, Salvador Balcells, Jordi Pijoan, entre molts altres.  Sortint del Principat, des de Mallorca –indret sempre molt prolífic pel que fa al gènere negre i policíac: Sebastià Bennasar, Miquel Vicens, Àlex Volney; València, amb una llarga llista d’autors: Xavier Aliaga, Vicent Usó, Juli Alandes, Andrea Robles, Albert Hernández, i ja de la zona transfronterera, on destaca l’andorrà Albert Villaró.

A la llarga llista de noms cal sumar-hi la presència d’editorials que sense tenir una col·lecció específica del gènere n’han publicat alguna novel·la, l’aparició de premis (Ferran Canyameres, Crims de Tinta),  la publicació fins avui d’assajos al voltant de la qüestió (Catalana i criminal: La novel·la detectivesca del segle XXPot semblar un accident: la novel·la negra i la transformació dels Països Catalans (1999-2010)Negra i mallorquina: Orígens i evolució de la novel·la policíaca a Mallorca, La cua de palla: retrat en groc i negre), i la tornada de col·leccions específiques (com el cas de “La Negra” o de la citada “La Cua de Palla”), que han aprofitat el prestigi que havien tingut en dècades anteriors per tornar el mercat. D’altres han aparegut per primera vegada al mercat, com ara “Crims.cat”, que publica autors catalans combinats amb estrangers. Altres aportacions interessants són la creació de noves formes de difusió, propiciades en primer lloc per Internet, que crea contínuament eines per a la comunicació i la difusió,  així com també centres especialitzats com la Biblioteca La Bòbila,  nascuda l’any 1999 a l’Hospitalet de Llobregat,  que es dedica a difondre i promoure el gènere negre i policíac amb un fons especialitzat,  o la presència de Negra i Criminal,  una llibreria especialitzada en el gènere.


Així, doncs, aquesta panoràmica actual,  a desgrat de la brevetat de l’escrit,  resulta ben captivadora tant pel que fa al nombre d’autors com per l’interès d’introduir aquest tipus de narrativa. Unes dades ben engrescadores i optimistes que ens permeten parlar ja d’una cert símptoma de normalització de la nostra producció del gènere negre i policíac.”



Los demonios de Berlín, d'Ignacio del Valle


Ignacio del Valle. Los demonios de Berlín. Madrid: Alfaguara, 2016. ISBN: 978-84-204-1972-5

Berlín, 1945. Los soviéticos avanzan, imparables, por las calles llenas de escombros, la lucha es durísima en la ciudad y la derrota alemana inminente. El capitán Arturo Andrade, miembro del SIAEM (Sección de Información del Alto Estado Mayor), está en medio de ese caos. Su misión: hallar al asesino de Ewald von Kleist, un científico del programa atómico cuyo cuerpo ha sido hallado en la cancillería del Reich con un misterioso diagrama en los bolsillos.
Así comienza este thriller escrito con pasión y rigor documental que, con un ritmo que no da respiro al lector, relata otro caso del soldado de la División Azul Arturo Andrade, que vuelve a protagonizar uno de los episodios más siniestros de la historia contemporánea: el final de la segunda guerra mundial.






18 de novembre de 2017

Entre pillas anda el juego, de Janet Evanovich


Janet Evanovich. Entre pillas anda el juego: otra disparatada aventura de la detective más sexy. Traducción Manu Berástegui. Madrid: Suma de Letras, 2006. ISBN: 84-96463-28-1

Como siempre, para resolver el caso contará con la "inestimable" ayuda de la abuela Mazur, una septuagenaria loca por las armas de fuego, de sus amigas la ex prostituta Lula y el travesti Sally Sweet y, cómo no, de su ¿novio? Joe Morelli quien todavía no sabe si pedirla en matrimonio o poner tierra por medio.

Y como era de esperar estando Stephanie por medio, no tardan en sucederse los equívocos y las catástrofes.

Cualquiera que haya leído alguna novela de esta serie se convierte automáticamente en un adicto: nadie puede escapar al ácido y peculiar sentido del humor y la incoherente personalidad de su protagonista, digna heredera de las mejores heroínas de la comedia americana.





17 de novembre de 2017

Los perros y los cuchillos d'Alicia Estopiñá


Alicia Estopiñá. Los perros y los cuchillos. Barcelona: Ed. del Serbal, 2015. ISBN: 978-84-7628-821-4

El casual hallazgo entre escombros de un cuadrito singular y sin valor aparente es, en realidad, la punta del iceberg de una colección de valiosísimas, extravagantes e irreverentes obras de arte que, durante la Guerra de la Independencia, un grupo de iluminados escondió en algún rincón del inextricable laberinto de túneles que surcan el subsuelo de Valderrobres, un pueblo del Maestrazgo turolense. 

A la búsqueda del citado botín, varios personajes convergen y se enredan en una frenética trama de persecuciones y muerte. Un pintor que se hace llamar Merlot, una pareja de abogados poco convencional, un gestor cínico, una seductora viuda, un perro asesino, una puta desvalida, una banda de mafiosos y otros individuos peculiares, configuran una novela de acción y ritmo frenéticos, narrada con ironía y sentido del humor, que arrastra al lector desde la primera a la última línea del libro.




16 de novembre de 2017

Motors de coneixement

[L'Hospitalet, 328, 13 de novembre de 2017]

Cristina Sánchez. Fotos: Gabriel Cazado

 

La Xarxa de Biblioteques de L’H ha esdevingut una porta oberta al coneixement, a través de publicacions en paper, suports audiovisuals, connexions a internet, projeccions de cinema, cursos, presentació de llibres i activitats diverses. En són vuit i cadascuna té un perfil singular

La Xarxa de Biblioteques de L’Hospitalet és un dels serveis millors valorats per la ciutadania. Així ho referenden tots els baròmetres. L’últim, l’Enquesta sobre els barris de L’H, realitzada aquest estiu i publicada a l’octubre, mostra que als barris on hi ha biblioteca, aquest equipament és un dels principals espais de referència per als veïns, amb un índex de coneixement que supera el 88%. Les vuit biblioteques de la ciutat tenen un total de 117.090 usuaris inscrits i en l’últim any han guanyat 5.489 socis. Bona part del seu atractiu respon a l’àmplia varietat de serveis que ofereixen –Molt més que llibres, com diu un dels seus eslògans– i al fet que permet accedir a la cultura en igualtat de condicions a tota la ciutadania, sense límits per edat, formació, situació econòmica o discapacitat. 

El baròmetre també indica que el 46% dels veïns del barri on és la biblioteca la fan servir i, en general, la puntuació que reben aquests espais supera el 8 en una escala del 0 al 10. 

Però, què passa als barris on no hi ha físicament una biblioteca? Segons aquesta enquesta, ni els veïns de Sanfeliu, ni els de Can Serra ni els de les Planes, situen una biblioteca com a lloc de referència, malgrat que la Unesco marca com a ràtio ideal disposar d’una biblioteca pública a 20 minuts a peu de casa i els vuit equipaments de L’Hospitalet se sobreposen en moltes zones. Un exemple és el cas de Gornal i Granvia Sud, que fan seva la Biblioteca Plaça d’Europa de Santa Eulàlia, pròxima als dos barris. 

En els primers sis mesos d’aquest any, les biblioteques de L’Hospitalet han rebut 452.591 visites presencials i han prestat 224.714 documents del seu fons de 443.050. “Les xifres de visites presencials es mantenen estables,” –afirma Anna Riera, cap del Servei de Biblioteques de l’Ajuntament– “però s’observa fa uns anys un augment de les visites al web on els usuaris consulten els catà- legs i reserven els documents. També és cert que ara poden endur-se més documents per usuari i per més temps i el préstec es pot renovar on line”. Des de gener s’han registrat 52.102 visites al web.

Un altre dels serveis en ascens és l’ús gratuït d’internet, connexió wifi i programes informàtics. En el primer semestre de l’any s’han registrat 93.508 usos, més de la meitat dels 161.891 del 2016. Fons, centre d’interès i activitats Les biblioteques han confeccionat fons especials dedicats a temà- tiques d’interès a la ciutat. Parlem d’art contemporani, còmic, blues, cinema espanyol contemporani,  teatre i arts escèniques, gènere negre i policíac, vida sana i local, dedicat a L’Hospitalet. També disposen de centres d’interès centrats en ocupació, educació per a mestres, infància i diversitat funcional, aprenentatge d’idiomes, ciència de pel·lícula i primers passos. 

I, a banda de llegir i consultar informació en tot tipus de suport, les biblioteques de L’Hospitalet ofereixen una completa agenda d’activitats culturals gratuïtes de temàtiques ben diferents —més de 1.600 des de gener—, que han atret 30.079 persones. Parlem d’exposicions, clubs de lectura i de conversa, concursos, presentació de llibres, lectura de contes, tallers i cursos, activitats educatives, projecció de pel·lícules, recitals poètics, petits concerts i qualsevol iniciativa que contribueixi a socialitzar la cultura. I n’hi ha per a tots els gustos. A Bellvitge es llegeixen contes amb ‘amics peluts’; a Josep Janés tanquen el dia escoltant òperes de Giuseppe Verdi; a Plaça d’Europa els usuaris concursen pel millor microrelat històric i, a la Bò- bila, pel millor microrelat negre; a la Florida els infants fan contes; a Tecla Sala tenen les últimes novetats en manga; a Can Sumarro el jardí ens convida a agradables vetllades, i a Santa Eulàlia és el paradís de rapsodes i poetes. 

I el futur? Com es veu el futur?. Respon el regidor de Cultura, David Quirós: “Les biblioteques han de ser espais per a la cohesió social, participar en el desenvolupament de la comunitat, reinventar-se per adaptar-se a les necessitats canviants de la ciutadania, ser laboratoris de creació, no només gestors d’informació, i establir sinergies amb diferents sectors per augmentar el seu potencial”.

Servei més accessible i inclusiu

Les biblioteques de L’Hospitalet han posat en marxa aquest any diferents mesures per millorar l’accessibilitat dels seus serveis arran d’una subvenció de la Diputació de Barcelona. Han instal·lat bucles magnètics a la Tecla Sala (equip que transforma l’àudio en sons magnètics que puguin captar els audiòfons, lliure de reverberacions i soroll ambiental), han editat la Guia de benvinguda amb criteris de lectura fàcil per fer-la més comprensible i un targetó en braille amb les dades bàsiques de contacte de les biblioteques. A més, han elaborat una guia de lectures inclusives per a aquelles persones que tenen alguna discapacitat, problemes de comprensió lectora o d’alfabetització, que permet a tothom accedir en igualtat de condicions a la cultura. 

La guia recull els llibres editats amb una mida més gran de lletra per a persones amb dificultats de visió; audiollibres dramatitzats per un narrador per a persones cegues o amb dificultats de visió; llibres electrònics que es poden descarregar per internet i evitar desplaçaments per a persones amb mobilitat reduïda; llibres de lectura fàcil per a persones amb dificultats lectores; llibres en llengua de signes per a tots els infants, que inclouen cançons; contes en sistema pictogràfic de comunicació; DVD amb subtítols per a persones sordes, i DVD amb audiodescripció per a persones cegues. Tots es poden trobar a les Biblioteques de L’Hospitalet i, a més, la guia recomana editorials que treballen aquests formats.

Tecla Sala: La instal·lació central que vetlla pels escriptors locals


És la Biblioteca Central de la ciutat. A banda dels serveis habituals, disposa de fons especials dedicats als blues, el còmic i l’art contemporani, a més del llegat de mossèn Homar. També impulsa el blog L’Hospitalet escriu i cada dos anys acull la trobada d’escriptors de L’Hospitalet i l’edició de la guia que recull les seves darreres publicacions.

Can Sumarro: Un jardí obert a la cultura en ple barri del Centre


L’antiga masia va acollir la primera biblioteca de L’H. El seu jardí s’ha obert a poc a poc a la ciutat i avui rep actes de tot tipus. El pioner fou la Trobada de cavallers, dracs i princeses a les Festes de Primavera. Ara ja són clàssics el Primavera in Black, el Festival de Petit Format i molts d’altres. Can Sumarro té un fons de cinema espanyol i un altre de ciència.

Santa Eulàlia: La poesia com a eix de la lectura i dels sentiments


La instal·lació disposa dels serveis habituals: sala d’adults, d’infants i connexió a internet, i ha especialitzat les seves activitats en la poesia, que pren embranzida amb la celebració del Festival Acròbates, i promociona els poetes locals. També manté el blog El so de la paraula amb activitats i concursos sobre poesia.

La Florida: Aprendre anglès en grups de conversa de totes les edats


Parlar-ne és una bona forma de practicar l’anglès i és un dels eixos de la biblioteca, que manté grups de conversa per a infants, joves i adults. A més, convoca cada any concursos de contes i punts de llibre, programa projeccions de cinema al Centre Municipal Ana Díaz Rico i organitza un grup de lectura de novel·la romàntica.

Josep Janés: Pionera en accessibilitat i inclusió a Collblanc-la Torrassa


L’equipament va ser finalista del Premi Biblioteca Pública i Compromís Social 2014 per la seva tasca a favor de la lectura per a tothom, amb un centre d’interès amb materials i activitats relacionats amb la infància i la diversitat funcional i les necessitats educatives especials. També té fons especials de teatre i arts escèniques.

Plaça d'Europa: Els nadons també són usuaris de la biblioteca


La biblioteca, que comparteix edifici amb l’escola bressol La Casa dels Contes, té un fons especialitzat de materials i activitats per a infants des dels 0 anys. També té la col·lecció de música independent donada per Bad Music, guies d’il·lustració i disseny gràfic i una aula multimèdia. Organitza un concurs de microrelats de tema històric.

La Bòbila: El santuari de la novel·la negra i policíaca


El més conegut de la Bòbila és el seu fons de novel·la negra i policíaca i el premi L’H Confidencial, al voltant dels quals hi ha presentació de llibres, fanzins i revistes. Però aquesta biblioteca ofereix molt més, com un fons especial per a l’aprenentatge d’idiomes que compta amb material d’autoaprenentatge i guies sobre els millors cursos.

Bellvitge: De l’hort a la biblioteca, una aposta per la vida sana


La de Bellvitge impulsa el programa De l’hort a la biblioteca, per ajudar en la creació d’horts urbans i fomentar la dieta i la vida sana amb un fons especialitzat. També té un fons de flamenc, un centre de documentació sobre el barri, un centre d’interès sobre ocupació, una aula multimèdia, una terrassa de lliure accés i una sala chill-out.













Jazz blanco, de James Ellroy (Literatura Random House)


James Ellroy. Jazz blanco. Traducción de Hernán Sabaté. Barcelona: Literatura Ransom House, 2017. ISBN: 978-84-397-3306-5

Asesinatos, palizas, sobornos y extorsión: gajes del oficio para David Klein, teniente del departamento de policía de Los Ángeles, una ciudad atenazada por una compleja red de mafiosos, políticos y policías en la que nuestro antihéroe es conocido como «el ejecutor».
Cuando en el otoño de 1958 los federales den comienzo a una exhaustiva investigación contra la corrupción policial, el caos se apoderará de todo. Klein es el centro de las acusaciones y su vida parece venirse abajo. Él, sin embargo, está dispuesto a lo que sea para poder salir vivo.
Jazz blanco es una novela extraordinaria, brutal fresco de una ciudad donde reinan las ambiciones más descarnadas, y que cierra de forma magistral el Cuarteto de Los Ángeles, tetralogía que se ha convertido en un clásico de la novela negra del siglo XX.




 
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